debimetre-de-pointe

Le guide de votre bien-être à domicile

Débimètre de pointe ou comment mesurer son asthme

Débimètre de pointe

© nSpire

Les spiromètres et débitmètres de pointe (Peak Flow) constituent les meilleurs outils pour mesurer la capacité pulmonaire. D’ailleurs, les asthmatiques ont appris à suivre eux-mêmes l’évolution de leur souffle grâce aux modèles portables.

  1. Symptômes de l’asthme
  2. Diagnostic de l’asthme
  3. Spiromètre: processus

Symptômes de l’asthme

Maladie inflammatoire chronique des voies respiratoires, l’asthme peut se manifester par différentes réactions.

Episodes de toux, gêne respiratoire, sueur, accélération du rythme cardiaque et bronchites sont fréquents dans des situations types.

Hypersensibilité au froid, à la poussière, à certains aliments, émotivité ou problèmes psychologiques peuvent être à l’origine de la pathologie.

Un pneumologue ou un allergologue pourront établir un diagnostic.

Diagnostic de l’asthme

Le praticien effectue une exploration fonctionnelle respiratoire, avec un spiromètre médical.

Il obtient la mesure du débit expiratoire de pointe (DEP) ou Peak Flow, exprimé en litre par minute (l/mn).

C’est la vitesse maximale du souffle lors d’une expiration forcée du patient.

Spiromètre: processus

Le patient souffle fortement et rapidement dans le débitmètre (tube capteur placé sur le spiromètre) sur lequel on place un embout en carton jetable.

Sous l’action de l’expiration et, en fonction de sa force, le spiromètre indique le DEP qui varie en fonction de l’âge, la taille et le sexe de l’individu.

Le débit obtenu est comparé à la norme de référence européenne.

Une variation de l’ordre de vingt pour cent est tolérée.

Les valeurs normales sont pour les hommes d’environ : 600 l/mn (+/-100) et pour les femmes de 450 l/mn (+/-85).

Le débit d’air expiré est directement proportionnel au calibre des bronches.

L’asthme, entraînant leur rétrécissement, provoque donc une diminution du débit expiratoire.

L’importance de cette diminution traduit le niveau de gravité de la maladie respiratoire.

Le praticien prescrit aussi une enquête allergologique et une radiographie pulmonaire.

Mesurer son asthme : le DEP au quotidien

Spiromètre, débitmètre de pointe ou Peak Flow, ce dernier terme est le plus employé.

Pour surveiller un asthme grave et apprécier l’intensité des crises, le praticien pourra aussi prescrire au malade une action d’autocontrôle, à l’aide d’un Peak Flow, accompagné de la stratégie à suivre.

Ces appareils de poche peuvent être utilisés dès l’âge de cinq ans.

Il est important de respecter la fréquence d’utilisation (matin et soir).

Peak Flow mode d’emploi

Pour un asthmatique sujet aux crises, mesurer son souffle est une seconde nature.

La vigilance en ce domaine est vitale.

Notez systématiquement et régulièrement les mesures relevées sur un carnet.

Ces informations sont utiles au pneumologue, pour le dosage et le choix des médicaments prescrits.

Il incombe au malade de reproduire chez lui les étapes suivies chez le médecin pour enregistrer le débit de pointe (Peak Flow).

Il faut placer l’indicateur du débitmètre à zéro.

Debout, il suffit de respirer à fond, placer l’embout dans la bouche en serrant les lèvres pour éviter les fuites d’air.

Enfin, il est impératif de souffler le plus fort et le plus rapidement possible.

L’opération doit être renouvelée deux fois.

Le meilleur score, accompagné de la date et de l’heure de la mesure du souffle constitue le repère. Mesurer le souffle, c’est prévoir la crise d’asthme

Cette discipline offre à l’utilisateur du débitmètre de pointe (Peak low) un bon indicateur sur l’’évolution de sa maladie.

Et les écarts importants enregistrés pourront révéler une insuffisance thérapeutique.

Mesurer son débit expiratoire de pointe (DEP) quelques minutes après l’inhalation d’un broncho-dilatateur établira l’efficacité du médicament.

Les chiffres permettront, en outre, d’anticiper une crise.